Aurevoir et MERCI Mme NICOLAS

La semaine passée la JAO a perdu une grande dame du Patro à savoir Mme Nicolas, épouse du regretté Jean-Francois. En son hommage voici les quelques mots écrits et lus lors de ces obsèques par Jean-Marc Lacoste l’actuel Co président de la JAO basket.

 

Hommage à Mme NICOLAS/Mercredi 03 Janvier 2018 10h/Eglise Notre Dame

Très chère Madame Nicolas,

Je vous ai toujours appelé ainsi et ce n’est pas aujourd’hui que je changerai tant le mot Madame prend tout son sens et traduit fidèlement la reconnaissance et le respect que nous vous devons pour l’ensemble de votre œuvre.

Je vais certes parler d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître mais, fidèles aux valeurs qui nous animent aujourd’hui pour continuer à écrire l’histoire du « Vieux Patro des Barats », il nous tenait à cœur de vous mettre sous la rampe des projecteurs, vous qui avez toujours vécu dans l’ombre et la discrétion.

Etre l’épouse d’un président emblématique comme Jean François Nicolas n’est pas chose facile mais vous, Madame Nicolas, cette prouesse vous l’avez accomplie de manière exceptionnelle en endossant dans son ombre, un rôle majeur qui a contribué grandement à la vie du grand Patronage de Notre Dame et plus tard à la construction de l’histoire du basket oloronais.

C’est en Avril 1954 que vous épousez Jean François Nicolas avec ses deux grandes passions : Les Fleurs et La Jeanne d’Arc Oloron. Au cœur du Parc Pommé, durant plus de 40 ans, vous allez être « les yeux et la plume » du médiatique président de la JAO.

Tous les heureux mais aussi douloureux moments de notre longue histoire, vous allez les vivre de l’intérieur de part votre rôle inconditionnel de secrétaire et surtout confidente. Dans les grands moments tels le Concours Régional de Gymnastique et Musique de 1964 au Stade de Barats, la première montée en Nationale IV en 1974, les anniversaires mémorables de la création du Patro de Notre Dame comme dans les douloureuses épreuves telles les derniers moments de la grande Clique ou la décision de faire repartir le basket au plus bas niveau départemental, vous aurez toujours été là pour soutenir avec passion et amour celui qui courageusement dirigeait et prenait les décisions qui, je le sais, pouvait parfois faire débat entre vous.

A l’ère où les moyens informatiques et de communication modernes n’existaient pas encore, combien de discours, combien de comptes rendus d’assemblée générale ou de réunions, combien de courriers à la Fédération Française de Basket Ball ont été rédigés et saisis sur la traditionnelle machine à écrire avec les mots dictés avec pertinence et conviction par votre cher époux. Combien de mutations, créations de licences, homologations de salles et terrains, engagements d’équipes dans les divers championnats sont passées entre vos mains. Rien ne vous échappait au niveau administratif et en véritable gardienne du temple, vous garantissiez ce maillon fort indispensable à toute association avec toujours autant d’application, de rigueur mais aussi de passion.

Après le passage de relais de Jean François en 1992 à la tête de la JAO, à l’issue d’une assemblée générale chargée d’émotion, vous allez continuer à suivre de près les résultats de vos protégés et accompagnerez tendrement notre grand Président dans ses souffrances et sa maladie, attendant avec lui, tous les samedis soirs, le coup de téléphone de 22H30 qui apportait les bonnes ou mauvaises nouvelles. Je n’oublierai pas non plus nos moments d’échanges lors de la préparation du Centenaire du Vieux Patro de Notre dame, vos paroles qui faisaient revivre ces belles photos jaunies par le temps et surtout cette fantastique mémoire des dates et des faits qui nous a été si précieuse dans la rédaction du livre du Centenaire.
Jusqu’au bout, votre passion pour cette JAO n’aura cessé d’exister avec comme plus belle preuve la simple petite question que vous posiez tôt le Dimanche matin au retour de la messe du Carmel « Alors, qu’est-ce qu’ils ont fait ? »

On dit souvent que « derrière la réussite d’un homme, il y a souvent une femme » ; Oui, Madame Nicolas, vous aurez été cette Dame de l’ombre d’un très grand serviteur du monde associatif. Là-haut, dans les étoiles, vous allez rejoindre une bien belle équipe de la JAO qui avait certainement besoin d’une grande secrétaire. Dites-leur qu’on pense souvent à eux comme on pensera à vous maintenant et surtout, partez tranquille, nous ferons tout pour continuer à écrire l’histoire, la plus belle possible bien entendu, par respect pour ce que vous étiez et ce que vous nous avez transmis.

Jean Marc Lacoste